Droits de douane imposés par Donald Trump : « Nous devons lui faire très mal », estime François Hollande

Par Epoch Times avec AFP
27 février 2025 17:35 Mis à jour: 27 février 2025 19:25

L’ex-Président de la République François Hollande a estimé jeudi que L’Europe doit répondre à « l’agression » de Donald Trump sur les droits de douane européens, et doit « lui faire mal, très mal ».  

« Face à ce qui est une offensive commerciale de Donald Trump, il va falloir être très ferme, très dur » et « répondre à l’agressivité, à l’agression même de Donald Trump par rapport aux droits de douane », a expliqué le député de Corrèze devant la presse, lors d’une visite au salon de l’Agriculture.

« Nous, les Européens – et les Français doivent être en première ligne –, nous devons lui faire mal, très mal », a-t-il insisté.

« Entuber » les États-Unis

Donald Trump a asséné mercredi que la construction européenne avait été créée pour « entuber » les États-Unis, tout en brandissant la menace de droits de douane de 25%.

Si Donald Trump augmente de 25 % les droits de douane sur un certain nombre de produits agricoles et industriels, « ça veut dire qu’il va falloir nous aussi, et quoi qu’il nous en coûte, mettre des droits de douane sur les produits américains », a prévenu François Hollande, qui préconise aussi de « réguler encore plus fortement les grands industriels de la Tech, ceux qui sont précisément derrière Donald Trump, pour qu’ils en subissent aussi les conséquences ».

Le toucher au portefeuille

Donald Trump « ne réagit que par rapport au portefeuille, par rapport à l’argent », a-t-il remarqué, soulignant que « même pour l’Ukraine, de manière indécente, insolente, il exige, pour ne même plus protéger l’Ukraine, que l’Ukraine lui donne des terres rares ».

« Il veut de l’argent, donc il faut le toucher là où ça lui fait le plus mal », a poursuivi l’ex-chef de l’État socialiste.

François Hollande considère que le président américain « ne comprend que le rapport de force et c’est la raison pour laquelle il ne faut pas espérer séduire Donald Trump », ni « le convaincre ».

Il n’est plus notre allié

Face à Donald Trump, Emmanuel Macron a essayé « de le convaincre », comme lors du premier mandat du président américain, note M. Hollande, mais Donald Trump est revenu « avec une agressivité et une offensive dirigée contre l’Europe », et « avec une volonté de se ‘désallier’, c’est-à-dire de sortir de ce qui était la relation transatlantique depuis la seconde guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui ».

« C’est-à-dire qu’il n’est plus notre allié. Le peuple américain reste notre ami, mais lui n’est plus notre allié », résume-t-il. « L’administration Trump va montrer qu’elle est plus à l’écoute de Vladimir Poutine, des Coréens du Nord que vis à vis des Européens. »

Soutenez Epoch Times à partir de 1€

Comment pouvez-vous nous aider à vous tenir informés ?

Epoch Times est un média libre et indépendant, ne recevant aucune aide publique et n’appartenant à aucun parti politique ou groupe financier. Depuis notre création, nous faisons face à des attaques déloyales pour faire taire nos informations portant notamment sur les questions de droits de l'homme en Chine. C'est pourquoi, nous comptons sur votre soutien pour défendre notre journalisme indépendant et pour continuer, grâce à vous, à faire connaître la vérité.