La Réunion : le cyclone Garance rétrogradé, l’île repasse en alerte rouge

Par Epoch Times avec AFP
28 février 2025 10:32 Mis à jour: 28 février 2025 10:37

Le cyclone Garance a frappé vendredi matin La Réunion, repassée en alerte rouge après la levée de l’alerte violette à 12h00 locales. 

« Les vents les plus destructeurs s’éloignent. Le préfet lève l’alerte violette. L’alerte rouge perdure et le confinement reste obligatoire », a posté sur X la préfecture de l’île de l’océan Indien. « De fortes pluies persistent », a précisé la préfecture, notant aussi « des vents encore violents entre Saint-Leu et Saint-Joseph ».

La Réunion était depuis 9h00 locales (6h00 à Paris) placée en alerte violette, le plus haut niveau qui implique le confinement strict de toute la population, y compris des forces de l’ordre et des services de secours mobilisés, en raison d’importantes rafales de vent, dépassant les 200 km/h.

Des conditions dégradées dans le nord et l’est

« Garance a atterri à 10h00 sur le nord de l’île de la Réunion, à proximité de Sainte-Suzanne au stade de cyclone tropical (il était cyclone intense précédemment, ndlr) », a indiqué Météo-France dans son dernier bulletin publié peu avant 11h00. « Les rafales dépassent les 200 km/h. L’œil va traverser l’île et devrait ressortir en mer par le sud dans les 2 ou 3 prochaines heures », est-il précisé.

Des vents soufflant à 214 km/h ont été relevées par Météo-France à l’aéroport international situé dans le nord de l’île, et à 230 km/h sur le Piton Sainte-Rose dans l’extrême est.

« Les conditions vont rester très dégradées sur l’ensemble de l’île toute la journée de vendredi », insiste Météo-France.

« C’est la première fois que je vis un cyclone aussi puissant et c’est aussi la première fois que j’ai aussi peur », témoigne Vincent Clain, un habitant de Sainte-Marie, dans une île habituée aux événements climatiques.

« Dans le jardin, les vents ont déraciné un cocotier et un arbre à litchis, j’ai vraiment cru qu’il allait tomber sur la maison », relate ce père de famille de 45 ans, joint par téléphone par l’AFP. Il s’est réfugié avec son épouse, son fils et son chien dans la cuisine, « la pièce la plus protégée de la maison ».

« J’avoue que j’ai un peu peur », a également confié à l’AFP par téléphone Aline Ethève, une habitante de Sainte-Suzanne. « L’une des barrières du jardin s’est envolée, la trappe qui donne accès au plafond n’arrête pas de se soulever, je crains vraiment que le toit finisse par partir », ajoute celle qui n’a « plus ni d’électricité, ni de connexion wifi ».

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont posté des images de leurs arbres arrachés, de toits envolés et de maisons inondées. La sous-préfecture de Saint-Benoît et les locaux du services départemental d’incendie et de secours (Sdis) de cette commune de la côte est ont été en partie inondés.

Aucune victime n’est à déplorer

Les autorités ont exhorté les habitants à ne pas sortir et à suivre les consignes de sécurité. « À cette heure, aucune victime n’est à déplorer », a souligné la préfecture dans un point de situation à 11h00 locales. Quelque 675 personnes sont accueillies dans des centres d’hébergement d’urgence ouverts partout sur l’île, a-t-elle précisé.

Selon la préfecture, 145.000 personnes sont actuellement privées d’électricité, soit 30% des clients et plus de 82.000 personnes n’ont plus accès à l’eau potable, soit près de 10% de la population. Plus de 39.000 abonnés (12%) sont aussi privés de réseau Internet.

Près de 100 militaires de la sécurité civile (Formisc) et sapeurs-pompiers sont prêts à venir de Mayotte en renfort, dès que la situation le permettra. Et 100 renforts sont préparés à partir de l’Hexagone, a ajouté le préfet Patrice Latron.

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