Le Trésor américain et l’État imposent une pression maximale sur l’Iran avec de nouvelles sanctions

Les États-Unis ont déclaré qu'ils ne relâcheraient pas la pression sur Téhéran tant que ce dernier n'aurait pas cessé de soutenir le terrorisme, mis un terme à ses ambitions nucléaires et mis fin à son agression

Par Chase Smith
26 février 2025 19:47 Mis à jour: 26 février 2025 19:47

Les départements d’État et du Trésor des États-Unis ont imposé lundi une nouvelle vague de sanctions contre l’industrie pétrolière et pétrochimique iranienne, visant plus de 30 personnes, entités et navires impliqués dans le commerce illicite du pétrole iranien.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre du décret du président Donald Trump intitulé « Imposer une pression maximale sur […] l’Iran », émis plus tôt au cours du mois de février. L’objectif est d’empêcher l’Iran de financer des organisations terroristes et des activités déstabilisatrices au Moyen-Orient.

« L’Iran continue de s’appuyer sur un réseau occulte de navires, d’expéditeurs et de courtiers pour faciliter ses ventes de pétrole et financer ses activités déstabilisatrices », a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, dans un communiqué. « Les États-Unis utiliseront tous les outils dont ils disposent pour cibler tous les aspects de la chaîne d’approvisionnement en pétrole de l’Iran, et quiconque est impliqué dans le commerce de pétrole iranien s’expose à un risque important de sanctions. »

Le département d’État a désigné 16 entités et navires comme un « réseau de facilitateurs de transport maritime illicite » qui « obscurcit et trompe quant à son rôle dans le chargement et le transport du pétrole iranien en vue de sa vente à des acheteurs en Asie », tandis que l’Office de contrôle des avoirs étrangers (OFAC : Office of Foreign Assets Control) a sanctionné 22 personnes et identifié 13 navires comme étant des biens bloqués. Le réseau visé s’étend sur plusieurs juridictions, notamment les Émirats arabes unis, Hong Kong, l’Inde et la Chine.

Parmi les personnes sanctionnées figure Hamid Bovard, vice-ministre iranien du pétrole et directeur de la Compagnie nationale iranienne de pétrole, qui joue un rôle clé dans le financement des activités de la Force Al Qods du Corps des Gardiens de la révolution islamique, selon les annonces.

La société iranienne des terminaux pétroliers, chargée de superviser les exportations de pétrole iranien, a également été sanctionnée, de même que plusieurs de ses dirigeants et des compagnies de transport maritime qui lui sont affiliées.

Les sanctions s’étendent à Petroquimico FZE, basée aux Émirats arabes unis, et à Petronix Energy Trading Ltd, basée à Hong Kong, qui ont toutes deux facilité des transactions de plusieurs millions de dollars portant sur du pétrole brut iranien. Plusieurs navires, dont le Meng Xin, battant pavillon panaméen, et le Phoenix I, battant pavillon des îles Cook, ont été identifiés comme des biens bloqués en raison de leur rôle dans le transport du pétrole iranien.

Ces actions font suite aux directives des ordres exécutifs 13902 et 13846, qui visent spécifiquement les secteurs pétrolier et pétrochimique de l’Iran.

Les dernières sanctions sont les deuxièmes imposées depuis que M. Trump a publié, le 4 février, le mémorandum présidentiel de sécurité nationale n°2, ordonnant une campagne de « pression maximale » pour réduire à zéro les exportations de pétrole de l’Iran.

Dans le cadre de cette directive, le gouvernement américain a intensifié ses efforts pour empêcher l’Iran d’utiliser les revenus du pétrole pour soutenir des activités terroristes, notamment le financement du Hezbollah, du Hamas et des Houthis.

« Tant que l’Iran consacrera ses revenus énergétiques au financement d’attaques contre nos alliés, au soutien du terrorisme dans le monde entier ou à la poursuite d’autres actions déstabilisatrices, nous utiliserons tous les outils à notre disposition pour demander des comptes au régime », a déclaré Tammy Bruce, porte-parole du département d’État, dans un communiqué.

Les sanctions exercent une pression considérable sur les organisations internationales impliquées dans le transport et le commerce du pétrole. Les autorités américaines ont prévenu que les institutions financières et les compagnies maritimes étrangères qui effectuent des transactions avec les entités désignées pourraient faire l’objet de sanctions secondaires.

En outre, la « flotte fantôme » iranienne, c’est-à-dire les pétroliers qui utilisent des pratiques de transport trompeuses pour échapper aux sanctions, reste une cible privilégiée.

Des navires tels que l’Uurgane I, le Lydia II et l’Ayden ont été découverts en train de transférer du pétrole brut iranien d’un navire à l’autre, ce qui a permis d’en obscurcir davantage l’origine.

Les sociétés qui gèrent ces navires, dont la société chinoise Nycity Shipmanagement Co Ltd. et la société indienne Flux Maritime LLP, ont également été désignées en vertu du décret n° 13902.

Avec ces nouvelles mesures, les États-Unis affirment renforcer leur position, qui est de ne pas relâcher la pression sur Téhéran tant qu’il ne cessera pas son soutien au terrorisme, qu’il ne mettra pas fin à ses ambitions nucléaires et à son agression régionale.

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