La cité des Francs Moisins, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a été le théâtre de violents débordements ce dimanche. Attaqués par au moins une vingtaine d’individus, les policiers municipaux ont été contraints de fuir à bord de leurs véhicules. Plusieurs personnalités ont réagi sur les réseaux sociaux.
La police municipale n’a pas eu d’autre choix que de fuir, ce dimanche 30 mars vers 19 heures, dans la cité des Francs Moisins à Saint-Denis, rapporte Le Figaro. Violemment pris pour cible, les agents ont tenté de faire fuir leurs agresseurs, en vain. Les images ahurissantes de cette attaque ont largement circulé sur les réseaux sociaux.
Ils se sont rués sur les policiers armés de divers projectiles
Des individus, au nombre d’environ une vingtaine, se sont rués en direction des policiers qui stationnaient dans deux véhicules, en plein cœur de la cité des Francs-Moisins. Vêtus de noir, ils étaient armés de divers projectiles, dont des barres de fer et une barrière.
À #Saint-Denis, des voyous attaquent des collègues policiers municipaux en pleine rue, en toute impunité. Des scènes de guerre urbaine. Voilà le quotidien de ceux qui portent l’uniforme.
Soutien total aux collègues de la #PoliceMunicipale.
L’autorité doit être restaurée.… pic.twitter.com/Hlq3EOVvcd— ALLIANCE PN (@alliancepolice) March 31, 2025
Selon nos confrères, ces images auraient été filmées depuis le balcon de l’une des tours de cette cité. Elles ont ensuite été largement relayées, via les réseaux sociaux. On peut voir les policiers tenter des manœuvres pour faire fuir les assaillants, puis quitter les lieux.
Selon les informations du Figaro, trois policiers municipaux ont été légèrement blessés au cours de ces échauffourées. La police nationale, qui est intervenue en renfort, a permis l’interpellation de deux individus et ces derniers ont ensuite été placés en garde à vue.
« Des scènes de guerre urbaine »
Ce dimanche 30 mars était marqué par l’Aïd-el-Fitr, un jour de fête correspondant à la rupture du jeûne et la fin du ramadan pour les musulmans. « C’est la folie ! Regardez comment ils vont casser les voitures des policiers. Le jour de l’Aïd ! » indique d’ailleurs une voix féminine dans la vidéo.
Pierre Lellouche revient sur l’agression de policiers à Saint-Denis: «Je suis effondré de voir ça (…) Ce n’est pas du vivre-ensemble, c’est du vivre à côté et dans la peur», dans #LaMatinale pic.twitter.com/pKQimghZdQ
— CNEWS (@CNEWS) March 31, 2025
Sur X, le syndicat de police Alliance a vivement réagi. « À Saint-Denis, des voyous attaquent des collègues policiers municipaux en pleine rue, en toute impunité. Des scènes de guerre urbaine », a-t-il signalé, ajoutant : « Voilà le quotidien de ceux qui portent l’uniforme. Soutien total aux collègues de la police municipale. L’autorité doit être restaurée. »
L’eurodéputé RN Matthieu Valet s’est lui aussi fendu d’un tweet. « Après l’affaire Nahel, j’avais prévenu. Sacrifier un policier sur l’autel de la paix sociale dans les cités : vous aurez le déshonneur et la guerre », a-t-il écrit, faisant allusion aux réquisitions du parquet de Nanterre de renvoi pour meurtre du policier auteur du tir ayant tué Nahel Merzouk après un refus d’obtempérer à Nanterre en juin 2023.
« Ce n’est pas du vivre-ensemble, c’est du vivre à côté et dans la peur »
L’avocat et ancien député français Pierre Lellouche s’est dit « effondré de voir ça » dans La Matinale sur CNews ce lundi 31 mars. « On ne peut pas continuer comme ça », a-t-il lancé, soulignant qu’on est en train de voir des « morceaux entiers de notre pays sortir de la légalité ». « Ce n’est pas du vivre-ensemble, c’est du vivre à côté et dans la peur », a-t-il ajouté.
« Tant que l’État ne montrera pas […] une détermination absolue d’en finir avec cette situation, en commençant par l’immigration, l’expulsion de ce genre de gens, l’arrêt des subventions publiques, des allocations familiales et autres […] aux familles qui entretiennent des jeunes qui font ça, on continuera à être les victimes de tout ça », a-t-il encore détaillé, craignant fortement que ces dérives ne s’arrêtent pas là. « Plus vous donnez de signal de faiblesse, plus ils vont continuer », a-t-il conclu.
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