Obsèques de Michel Blanc : un millier de fans venus rendre un dernier hommage à l’acteur

Par Epoch Times avec AFP
10 octobre 2024 17:45 Mis à jour: 10 octobre 2024 18:19

Ses amis du « Splendid », Brigitte Macron, Rachida Dati et un millier de fans sont venus rendre un dernier hommage au « clown angoissé », jeudi à Paris, lors des obsèques de l’acteur Michel Blanc, décédé brutalement à 72 ans.

La cérémonie, menée par le curé de la paroisse Yves Trocheris, a commencé vers 16h05 en l’église Saint-Eustache, située en plein coeur de la ville où l’acteur résidait, a constaté l’AFP.

Un fan tient un magazine avec en couverture Michel Blanc, avant les funérailles à l’église Saint-Eustache à Paris, le 10 octobre 2024. (Photo JULIEN DE ROSA/AFP via Getty Images)

Des personnalités y participent : ses amis du Splendid dont Gérard Jugnot et Josiane Balasko, Brigitte Macron, les acteurs et réalisateurs Jean-Paul Rouve et Isabelle Mergault, qui réalisa son premier film, Je vous trouve très beau (2005), avec Michel Blanc dans le rôle-titre, ou la ministre de la Culture Rachida Dati.

« Un homme simple qui n’a jamais pris la grosse tête »

À l’extérieur, des centaines d’anonymes et d’admirateurs se sont amassés devant les grilles qui délimitent un périmètre de sécurité. Nombre d’entre eux ont réussi à se frayer un chemin pour accéder aux bancs de l’église, bondés. Les recalés peuvent suivre la cérémonie grâce à une retransmission sonorisée sur le parvis.

« C’était un homme simple qui n’a jamais pris la grosse tête, qu’on aurait pu inviter à notre table à la maison », estime Monique Picard, 72 ans, qui loue la « cinématographie extraordinaire » de l’acteur, dont Les Bronzés qu’elle regarde quand elle a « un coup de blues ».

« C’est une personne qui nous a fait rire, on a regardé tous ses films. Nous sommes là par curiosité et admiration et lui rendre hommage », confie Jean, 74 ans, qui n’a pas souhaité donner son nom.

Des clins d’oeil émaillent cet hommage populaire et ouvert, à l’image du comédien : le livret de messe comporte une réplique culte de Michel Blanc – « Je sens que je vais conclure » – et, au fond de l’église, un homme s’affiche en tenue de sports d’hiver, skis compris, référence au deuxième volet des Bronzés.

Acteur majeur du cinéma comique dans les années 1980 avant de s’orienter vers des rôles dramatiques et une carrière de réalisateur, Michel Blanc a été victime dans la nuit de jeudi à vendredi d’un malaise cardiaque et a été transporté dans un hôpital parisien où il est décédé.

Selon son entourage, l’acteur aurait été victime d’un choc anaphylactique, une réaction allergique rare mais violente à un aliment, un médicament ou à du venin, qui peut entraîner la mort en quelques minutes.

Le parquet de Paris a indiqué à l’AFP ne pas être saisi de son décès.

« On (avait) tous un peu de Michel Blanc en nous »

La mort de l’éternel Jean-Claude Dusse, ce personnage aussi exaspérant qu’attendrissant qui a un temps enfermé Michel Blanc dans des rôles d’hypocondriaque ou de maladroit, a suscité une pluie d’hommages.

Premier de la troupe du Splendid à partir, ses anciens camarades Christian Clavier, Gérard Jugnot, Josiane Balasko, Thierry Lhermitte, Marie-Anne Chazel et Bruno Moynot ont exprimé « d’une seule voix » leur « douleur immense ». Ils posaient encore tous les sept en avril pour l’hebdomadaire Paris Match, à l’occasion des 50 ans de la troupe qui s’était formée au lycée.

Gérard Jugnot (à dr.) arrive pour assister aux funérailles de Michel Blanc. (Photo STEPHANE DE SAKUTIN/AFP via Getty Images)

À l’annonce de son décès, le chef de l’État Emmanuel Macron a évoqué la perte d’un « monument du cinéma français », tandis que le Premier ministre Michel Barnier a estimé qu’« on (avait) tous un peu de Michel Blanc en nous ».

Réalisateur du succès public Marche à l’ombre (1984), l’acteur s’est illustré dans des films dramatiques tels Monsieur Hire (1989), d’après Simenon, et Les Témoins (2007) d’André Téchiné, en incarnant un médecin homosexuel atteint du sida.

Malgré le gros succès public des Bronzés 3 en 2006, il admettait pudiquement que ce n’était pas ce qu’il avait « fait de mieux ».

Nommé quatre fois au César du meilleur acteur, il avait remporté en 2012 la précieuse statuette pour son second rôle de directeur de cabinet dans le thriller politique L’Exercice de l’État.

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